30 mars 2024
Le Trabendo – Paris
Texte et photos © Martine Varago
Remerciements à Hugo Plommet de Verygroup / Veryshow
Originaire de la région lyonnaise, le quatuor Divine Shade se compose de Nicolas, guitariste, Rémi au chant, Emile, encapuché, à la batterie et de Pierre au son. Dans une ambiance discothèque, dans le noir avec ponctuellement quelques flashs stroboscopiques et des lueurs cold-wave collant au style musical, la première partie amorce la soirée dès 20h. Ils jouent un rock qu’ils définissent eux-mêmes comme néo indus/dark wave. Le groupe combine styles et influences s’inspirant de la culture dark wave avec une pointe de musique Indus. Pour d’autres, c’est une combinaison de styles ayant fait fureur dans les 80’s (new-wave, synthpop et cold wave) remise au goût du jour avec une pointe de musique industrielle. Bref, les structures sonores de leurs six titres évoquent Nine Inch Nails, l’âme de Dépêche Mode ou celle de New Order.







Présente pour le 36ème passage de New Model Army au Trabendo, on devine tout de suite que leur membre fondateur Justin Sullivan est heureux. Les 44 ans de ce groupe atypique, originaire de Bradford (Royaume Uni) et aussi extraordinaire qu’est NNew Model Army ne lui donnent aucune ride. 44 ans qui sont passés comme un rêve, avec une succession d’albums toujours réussis, qui n’ont jamais trahi les idéaux humanistes / punks de Justin Sullivan. Et une succession de concerts toujours impeccables, portés par la foi du groupe en une sorte de justice rock qui finit par triompher. En témoigne une tournée 2024 avec des concerts quasi sold-out partout.
Le premier titre à ouvrir le set est «Coming or Going» de leur dernier album Unbroken (2024) qui installe tout de suite l’ambiance pour faire découvrir live leur nouveau chef d’oeuvre. Suivi par un des classiques live «Long Goodbye», des nouveaux morceaux comme le poignant «First Summer After», «Language» ou «If I Am Still Me», chargé d’émotions. On retourne dans les années 80 avec le célèbre «No Greater Love» No Rest For The Wicked (1985). Justin a quelque peu oublié son français mais remercie tout de même en français avec un sacré accent du Yorkshire. L’impressionnant jeu de batterie de Michael Dean met en exergue les chansons, les fans les plus aguerris reprennent en chœur les paroles tandis que les plus énervés pogotent dans la fosse. Le devant de la scène est également très animé par le bassiste Ceri Monger, à la longue crinière rouge, puis plus en dernière partie du show par le guitariste Dean White. Un très beau morceau pour clôturer le premier set «Wonderful Way To Go». Les textes de Sullivan que le public connaît quasiment tous par cœur, sont clairement l’un des points forts du groupe au mélange improbable de punk rock, de folk, de metal.
Deux rappels pour combler les plus fans d’entre nous avec le single « Bitter Sweet », « No Rest » pour rappeler les années 80 et « Get me Out ». Inattendu et rare, Justin et sa troupe reviennent pour conclure sur «I Love The World», montrant leur amour sincère pour leur public et la France. En sortant de ces presque deux heures de concert époustouflant, on ne peut que se demander : « quand reviendra New Model Army au Trabendo pour la 37ème fois? »










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