Agrotóxico – Sin Pudor – Nausea Bomb le report !

22 juillet 2025 – Le Cri Du Singe – Montreuil (93)
Texte et photos © Pascal Bauret

« Thrash Punk en fusion au Cri du Singe : une soirée brûlante entre Montreuil et l’Amérique latine »

Mardi 22 juillet, pendant que certains faisaient leurs valises, les irréductibles du punk avaient rendez-vous à Montreuil pour une soirée Thrash Punk organisée par Nauseasso au Cri du Singe. Au programme : les locales Nausea Bomb, les Colombiennes de Sin Pudor et les Brésiliens d’Agrotóxico. Une affiche explosive dans un lieu qui ne l’est pas moins.
Pour ceux qui ne connaissent pas encore Le Cri du Singe, il s’agit d’un espace culturel alternatif niché dans les rues de Montreuil. Plus qu’une salle de concert, c’est un lieu autogéré, dédié à la création artistique libre et engagée. Avec son ambiance underground et son sol étonnamment souple – aussi bien sur scène qu’en fosse – il faut un bon sens de l’équilibre pour rester debout au premier rang !

« Nausea Bomb : l’ouverture en fanfare »

Après un léger souci de sono, Nausea Bomb a lancé les hostilités. Formé en 2012, le quintet francilien mêle punkabilly, hardcore, ska et psychobilly dans un cocktail sonore détonant. Contrebasse claquante, guitares saturées, tempo frénétique : le groupe impose son univers sans compromis. Les textes sont acides et la chanteuse n’hésite pas à descendre dans la fosse pour communier avec le public et rester debout par rapport à la scène « molle ». Une entrée en matière musclée et fédératrice.


« Sin Pudor : le punk féministe venu de Bogotá »

En deuxième partie, place à Sin Pudor, groupe de punk thrash hardcore fondé en 2005 à Bogotá. Composé de trois musiciennes et d’une chanteuse, le groupe revendique une identité féministe, antifasciste et queer, avec une critique frontale des normes hétéropatriarcales. Et malgré leur « petite taille », elles envoient du lourd !
Leur set est une succession de morceaux comme autant d’uppercuts politiques. Rythmes trash, guitares abrasives, voix rauques : c’est brut, sauvage, mais parfaitement maîtrisé. Entre les titres, la chanteuse ponctue le concert de commentaires en espagnol – malheureusement, ayant pris allemand en LV1, le message est resté mystérieux. Le public, venu en grande partie pour elles, est en transe. Un rappel s’impose, et le groupe répond présent.


« Agrotóxico : le hardcore brésilien en pleine puissance »

Pour clore la soirée, les vétérans brésiliens d’Agrotóxico prennent possession de la scène. Fondé en 1993 à São Paulo, le groupe est un pilier du punk hardcore sud-américain. Dès les premières notes, le ton est donné : riffs tranchants, batterie martiale, voix rageuse. On est loin de la bossa nova !
Le chant est partagé entre le guitariste et le bassiste, et l’énergie est palpable. Par moments, des relents de Motörhead viennent teinter le set, pour le plus grand plaisir des amateurs. Le public, fidèle à la scène DIY, répond avec ferveur. Et comme il se doit, un rappel vient conclure cette prestation intense.
Conclusion : une claque sonore dans un écrin alternatif
Une soirée comme on les aime : du gros son dans une petite salle, une ambiance électrique, et des groupes qui ne font aucune concession. Pour les amateurs de punk engagé et de concerts qui transpirent l’authenticité, le Cri du Singe a une fois de plus prouvé qu’il est un bastion incontournable de la scène alternative.

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