24 juillet 2025 – La Mécanique Ondulatoire – Paris
Texte et photos © Pascal Bauret
« La Méca sous haute tension — Trois groupes, une seule sueur »
Paris, La Méca. Petite salle, gros son, et une programmation qui promettait une montée en puissance irréversible. Entre country romantique et rock incendiaire, la soirée affichait complet bien avant le premier accord. À l’affiche : les Parisiens de Tulsa Tender Two, les furieuses The Darts (US) en tournée européenne Nightmare Queens, et les Américains de Killer Kin, venus électriser la scène. La soirée était organisée par Adrenalin Fix Music et La Mécanique Ondulatoire.
« Tulsa Tender Two : douceur made in Paris »
Le duo parisien ouvrait le bal avec finesse : Tiphaine Robert au chant (également batteuse chez Roberta Lips), et Lucas Humbert à la guitare (membre de Howlin’ Jaws). Leur style ? Un hommage au Tulsa sound, savant mélange de country, blues et romantisme à la June Carter & Johnny Cash. Guitare subtile, deux voix complices, une atmosphère intimiste. Le public, déjà conquis, profitait d’un rare moment de délicatesse… avant le chaos.







« The Darts : fuzz, Farfisa et folie »
L’installation prend fin, et les Darts montent sur scène. Nicole Laurenne, l’indomptable frontwoman, attaque son orgue Farfisa comme une rockeuse en transe, grimpant dessus, le démontant, le domptant à coups de riffs psychédéliques. À ses côtés, Lindsay Scarey, Rebecca Davidson et Rikki Watson assurent un groove furieux. Le garage rock des Darts est tout sauf sage : sauvage, sensuel, rétro. Le groupe balance des titres extraits de Nightmare Queens, mais aussi quelques inédits du prochain album. Nicole, fidèle à son franc-parler, tente même quelques explications en français, au grand bonheur de la foule étouffée par la chaleur… et l’excitation. Elle nous a même appris la danse de la chauve-souris.



















« Killer Kin : décibels et déchaînement »
Derniers à entrer dans l’arène, les membres de Killer Kin ne laissent présager aucune tempête… du moins au début. Mattie Lea, en short léopard et bandana, médite assis devant la batterie. Puis le déferlement : dès les premières notes, la sono est stoppée. Les décibels explosent. Et ça continue — riffs tranchants, punk sauvage, morceaux courts et pleins d’humour noir. Chloe Rose, à la guitare, propulse le groupe dans une frénésie brute. Proto-punk, glam, heavy ? Peu importe l’étiquette : ça tabasse comme dans les 70s. Le public à l’avant se régale, ceux au fond n’ont que leurs tympans comme souvenirs.
En résumé
Une soirée crescendo, où le rock s’est offert dans toute sa diversité : country mélodique, garage psyché, et rock’n’roll furieux. Trois groupes, trois atmosphères, une sueur commune. Si tu n’y étais pas, c’est dommage. Si tu y étais, tu sais que c’était une sacrée claque.


























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