8 février – La Mécanique Ondulatoire – Paris
Texte et photos © Pascal Bauret
Suspicious Sausage Records organisait le 8 février à la Méca une soirée punk rock au féminin ! L’originalité de la soirée était que chaque groupe devait avoir au moins un membre féminin, ainsi qu’être présent sur la compilation « L’Appel de Paris » de Fraggle Product. Pour ceux qui ne connaissent pas encore la Mécanique Ondulatoire, c’est un bar musical, ambiance pub, situé près de Bastille, avec une petite salle de concert en sous-sol, et existe depuis 2007.
Ce soir, Venus Worship était la tête d’affiche, formé en 2022, ce groupe de rock alternatif et grunge est originaire de Montreuil. Celui-ci est composé de : Marko (chant et guitare), ancien membre des Electric Retro Spectrum, Megan (basse et chœurs), qui a également joué dans le groupe de stoner Shienn et Marie (batterie et chœurs), ancienne membre du groupe punk Toxxic Queen. Leur musique se caractérise par des riffs puissants et des mélodies accrocheuses. L’année dernière, ils ont sorti un EP intitulé « Relapse ». D’autres enregistrements sont prévus pour cette année. Le trio est réuni par son amour du rock abrasif, et sa haine du patriarcat et des systèmes d’oppression impérialistes, colonialistes, et capitalistes. Il est déterminé à produire le plus de bruit possible tout en faisant danser leur public.
Ils étaient accompagnés de Sonder Rage, groupe américano-nippon originaire de Paris jouant un style « aggressive reggae punk », comme ils le définissent, et Drawing Deads, quintette parisien (2 guitares, 2 basses et un batteur), emmené par la chanteuse et guitariste transalpine Alice. Drawing Deads joue une sorte de punk rock psychédélique, parfois lourd, parfois rapide.
La soirée a donc été ouverte par Sonder Rage. Dans une salle assez clairsemée au départ, le temps que le public finisse son verre au rez-de-chaussée et descende dans la salle. Le public est jeune, avec les fans et les amis au premier rang pour mettre l’ambiance. Les filles sont aux avants postes. Sonder Rage alterne les morceaux punk et reggae, ce qui peut sembler étrange comme mélange de style. Mais il est vrai que, quand on y repense pour les plus boomers d’entre nous, en 1976/77, quand on écoutait du punk, on écoutait du reggae. S’il y a eu quelques petites erreurs de la part du groupe, elles ont toujours été faites dans la bonne humeur et devant un public bienveillant.








Drawing Deads prend la suite, le groupe joue vite, mais reste relativement posé dans son attitude sur scène. Pas de grimaces ou de gesticulation exubérante, on va à l’essentiel. De plus, la taille de la scène laisse assez peu de place aux débordements.






Pour finir, c’était au tour de Venus Worship. Avec seulement 3 années d’existence, mais fort de leurs expériences passées, leur prestation est très professionnelle. On sent un groupe placé, essayant de communiquer son énergie et sa rage au public. Le trio alterne des morceaux énergiques et d’autres plus mélancoliques. Il marque bien son militantisme et son enracinement dans le rock grunge des années 90. Le guitariste et la bassiste n’hésitant pas à quitter la scène pour jouer dans le public, bref, une belle performance du groupe que j’irai revoir avec plaisir.
On pourra retrouver Venus Worship le 26 juillet au SuperSonic, avec Love So Deep et Jelly Dive.


















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