Black Bomb A – Dagoba – Locomuerte le report !

Vendredi 27 septembre 2024 – Le Trianon – Paris
Texte et photos ©Christophe Favière
Merci à Rage Tour pour l’accréditation

Grosse soirée au Trianon pour célébrer le Metal Français et surtout les vingt ans de « Speech Of Freedom », second album mythique de Black Bomb A, incluant leur hymne « Mary ». Et pour se faire, les Black Bomb A avaient invité Dagoba et Locomuerte. Prêt pour la bagarre ?

C’est un peu avant l’heure de l’apéro (18:30, étrange comme horaire pour un vendredi soir) que les premières notes de la « Cancion del Mariachi » résonne dans la salle timidement remplis. La Brigada 91 (fan club des Locos) est bien entendu fidèle au poste car aujourd’hui, c’est le jour de la sortie de « Parano Booster » le nouvel album des Locomuerte ! Les quatre Chicanos de l’Essonne ont déjà la sale habitude de produire des shows ultra intenses, mais autant vous dire que ce soir, c’est avec la ferme intention de retourner le Trianon qu’ils arrivent sur scène. Et de l’intro à la fin du set, l’intensité ne baissera pas un seul millième de seconde ! La présence sur scène de deux Luchadores (catcheurs Mexicains), Dadou et William Wolf qui donnait la réplique (enfin surtout des baffes) à El Termito dans le clip de « La Vida Loca » ajoutera au côté énergique et festif de la prestation. Trois titres du nouvel album seront joués ce soir, à savoir « Parano Booster », « Demonios » et « Fumamota », et ça tombe bien car ce dernier est un feat avec Poun et Arno de Black Bomb A qui justement, sont dans les parages ! Le set se terminera comme à leur habitude avec invasion de la scène par le public, slam su crocodiles et circle pit avec El Mitcho terminant le morceau — le bien nommé « La Vida Loca » — guitare à la main et perché sur les épaules d’un spectateur. La mise en bouche en a déjà laissé sur les rotules !

Autre ambiance avec Dagoba. Une vague de noirceur emplit la salle aux premières notes de l’intro. Dès lors les Marseillais vont déchainer les enfers dans une éruption de décibels et de riffs acérés. Hélas, mille fois hélas, leur lightshow a tendance à les desservir. Plongés dans le noir avec des lumières stroboscopiques dans le fond de la scène, il est pratiquement impossible de discerner le groupe. Certes c’est beau, mais lorsqu’on vient voir un artiste, on aimerait… le voir ! Côté musique, les vétérans déroulent leur Death/ Metalcore avec une maîtrise certaine. C’est ultra carré et violent à souhait. Un seul morceau de « Different Breed » sorti en juin sera joué ce soir : « Minotaur ». Shawter, en véritable showman déclenchera de nombreux Wall Of Death pour la plus grande joie de l’assemblée.

Les rois de la soirée font enfin leur entrée. Et c’est Hervé Coquerel — second batteur du groupe — qui débute par un petit discours pour fêter les vingt ans de « Speech Of Freedom ». Ensuite ? Ensuite la furie Black Bomb A et son mélange de Metal/ Hardcore/ Punk se met en action. Tout sourires, les musiciens passeront tout le set à inviter le public à faire la fête avec eux « Je veux sentir vos odeurs d’aisselles et de cul ! », scande Poun en demandant au public de se rapprocher. Des slammeurs apparaissent partout dans la salle. Circle pit, Wall Of Death, tout y passe pour le bonheur des musiciens. Il faut dire qu’après trente ans de carrière, les gars savent y faire pour retourner une salle. Concert spécial oblige, c’est une set list remaniée avec huit titres de « Speech Of Freedom », et avec une flopée d’invités se succédants sur scène. On verra Jacou (ancien bassiste du groupe officiant actuellement pour Dropdead Chaos) sur « Bulletproof », Reuno et Phil de Lofofora pour la reprise de Midnight Oil « Beds Are Burning », et enfin Stef Buriez (Loudblast) et El Termito (Locomuerte) pour un « Mary » d’anthologie voyant les invités rejoindre tout le monde sur scène. Cette soirée d’anniversaire a tenue toutes ses promesses et a prouvé que la scène Metal Française se porte bien.

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