31 août 2024 – La Ferté-Sous-Jouarre (77)
Texte Christophe Favière – photos © Christophe Favière
Un énorme merci à Yoann Moret pour l’accréditation et à tous les bénévoles pour leur accueil pour leur bonne humeur et leurs sourires de tous les instants.
Un petit festival qui ne demande qu’à grandir !
Direction La Ferté-Sous-Jouarre pour la sixième édition du Fertois Metal Fest en ce dernier week-end estival. C’est sur les bords de la Seine dans un cadre verdoyant que se déroule ce festival francilien. Deux scènes permettent d’alterner les concerts tout en permettant une petite pause hydratation pendant les courtes balances, ceci n’étant pas un luxe vu la chaleur ! La programmation éclectique concoctée par le chef d’orchestre Yoann Moret fait la part belle aux groupes Français, mais pas que…
C’est sous un soleil de plomb que les Inward (Reims) entament les hostilités sur la Furious Stage avec leur Metalcore. Le duo de guitares est bien complémentaire et technique tandis que la section basse/ batterie fait preuve d’une énergie débordante. Côté voix, le chanteur nous offre toute la gamme des vocaux provenant du Death et du Black.










Viennent ensuite Orkhys (Paris) et leur Heavy Metal à consonances celtiques sur la Monster Stage. Là encore, les musiciens prennent plaisir à jouer et cela se voit. Les alternances entre Metal presque symphonique et accélérations épiques s’enchainent bien, entrecoupées de passages à la harpe donnant la sonorité celtique du groupe. Tout ça est bien calé et montre des qualités de composition indéniables.











We Were Sly (Seine et Marne) prennent d’assaut la Furious Stage avec leur Punk Californien ultra vitaminé. Les franciliens se disent plutôt étonnés de se retrouver à jouer dans un festival de Metal, d’autant que de récents changements de line up ne leur ont pas permis de répéter correctement, mais comme vous le savez, le public Metal n’est pas sectaire ! Le combo nous offrira quelques compos et de bien belles reprises, « Paint It Black » des Rolling Stones, « That’s All Right Mama » d’Arthur Crudup et popularisé par Elvis, « Bad Reputation » de Johan Jett, « My Generation » des Who?, et enfin « American Idiot » de Green Day, le tout à la sauce Sum 41, Blink 182 et bien évidement Green Day !








Rankken (Reims) déboulent sur la Monster Stage pour du Thrash lorgnant sur le Death mélodique. Fraichement débarqué de Sleazyz, le nouveau guitariste n’a pas eu besoin d’un grand temps d’adaptation pour faire parler la poudre. Les riffs sont incisifs et puissants et les passages techniques ultra maîtrisés. Le public ne s’y trompe pas et ça headbang dans tous les sens pour le plus grand plaisir de nos sympathiques Rémois.








Pas le temps de récupérer, que d’autres Rémois investissent la Furious Stage ! Protogonos balancent un Metalcore haute énergie aussi bien dans les compos que dans la performance. Les cinq ne tiennent pas en place et affichent un sourire de tous les instants, ceci ayant pour effet de mettre un joli bordel dans le public.










Retour sur la Monster Stage avec Asylum Pyre (Paris) pour un peu plus de « douceur ». Les Parisiens produisent un Power Metal mélodique sublimé par la voix d’Oxy. Cette dernière, avec ses qualités vocales indéniables, amène une grande sensibilité aux compos du guitariste Johann et nous embarque dans un grand voyage musical. Un régal !











Un rugissement se fait soudain entendre. Et voici qu’arrivent, juchés sur un authentique char d’assaut, les membres de Charcoal. Et question artillerie, les Seine-et-Marnais ont bien l’intention de faire parler la poudre et le Hard-Rock sur la Furious Stage. De plus en plus à l’aise sur scène, le quatuor surprend par sa facilité, occupant la scène tel un groupe de vétérans. Quand on pense à leur premier concert il y a à peine un an, le chemin parcouru est impressionnant. Vivement l’album… A noter la présence du troublions Steeven Corsini de Locomuerte en guise de roadie, chœur, lanceur de ballons géant et artificier en confettis !
















Premier groupe étranger de la programmation, Octo Crura (Italie) nous entraînent dans leur univers horrifique de manière plus que puissante. Savant mélange d’Indus, de Death et de Neo Metal, les références à des groupes comme In this Moment, Jinjer, Arch Enemy, Butcher Babies ou encore Infected Rain sont évidentes. La mise en scène est raccord avec l’ambiance de film d’horreur qu’inspire la musique. Grimés en monstres les musiciens — des pointures sois-dit en passant — accompagnent les deux chanteuses prenant chacune leur tour le lead et alternant chant clair et growl. Une bien belle découverte !












Il est 22 heures lorsque l’orage s’invite au moment où les Princesses Leya arrivent sur la Monster Stage et démarrent leur show. Et le mot n’est pas galvaudé. Moitié Stand Up, moitié musique, normal lorsque l’on compte dans ses rangs Dedo et Antoine Schoumsky, tous deux connus pour leur participation à divers projets tels que Golden Moustache, Studio Bagel, « l’Histoire Racontée Par Des Chaussettes » ou encore le Jamel Comedy Club ! Autant vous dire que le sérieux n’est pas de mise ! Côté musique, ça balance pas mal ! Antoine Schoumsky s’avérant être aussi un excellent guitariste et épaulé par une section rythmique aux petits oignons !













La pluie s’est un peu calmée pour l’arrivée sur la Furious Stage de Jolly Joker (Espagne). Les Ibères nous régalent avec leur Rock Hard. Ça swingue, ça groove, bref, ça fleure bon les années 80. Solos imparables, rythmique d’enfer, attitude, tout est parfait pour finir cette soirée. La réaction du public laisse à penser que ce revival Hard Rock, après la course aux décibels et à la violence de ces dernières décennies, qu’un retour aux sources semble s’opérer, et ce n’est pas pour nous déplaire !











Rendez-vous est pris le lendemain pour une autre journée de musique électrique et éclectique !
Le report se trouve ici ->
