Interview Deicide

« Avoir plusieurs compositeurs au sein d’un groupe se révèle être plus enrichissant »


Interview réalisée le 15 août 2024 au festival Motocultor par Martine Varago

En plein milieu d’une tournée européenne, Deicide écume l’Europe avec Exodus et Abbath. Leur batteur, Steve Asheim, se réveille dans l’après-midi pour réaliser cet interview dans les loges du festival.

L’année 2024 semble être une année riche pour ton groupe : un treizième album intitulé « Banished By Sin » et un nouveau guitariste âgé de 32 ans, Taylor Nordberg. De plus, vous avez signé sur un nouveau label Reigning Phœnix Music. Tout d’abord comment avez-vous rencontré Taylor ?
Steve Asheim :
On se connaissait auparavant et on savait que c’était un bon guitariste. On avait déjà fait une tournée aux États-Unis ensemble. De plus, on était voisins, ce qui facilite les échanges dans un groupe. Il s’est montré capable de jouer bien et correctement et pour moi ça a été naturel qu’il fasse partie du groupe ensuite.  En ce qui concerne l’album, il est aussi capable d’écrire des chansons donc c’est un gros plus pour le groupe. C’est un musicien super fiable et un chic type.

Pourquoi avez-vous changé de label ?
Steve Asheim : Notre précédent contrat avait expiré et nous avions la liberté de faire ce que l’on souhaitait. En ce qui concerne notre nouveau label, même s’il est un peu jeune, on a senti qu’ils étaient forts et qu’ils avaient vraiment la motivation de vouloir travailler avec nous. Ils étaient sympas, voulaient vraiment aider le groupe et depuis ça marche bien. 

Le groupe a l’habitude d’utiliser de la poésie, de la littérature dans ses paroles comme Baudelaire ou Lovecraft. Est-ce que vous lisez beaucoup ?
Steve Asheim :
Nous lisons des livres audios et certainement Lovecraft et King, des trucs classiques. Nos paroles sont basées sur de l’observation et sur la vérité d’une façon très artistique.

Bon, venons-en au travail artistique effectué sur la pochette de votre 13e album.  Est-ce que vous considérez Neny comme faisant partie du groupe ?
Steve Asheim : Il fait partie entièrement de l’équipe. Il fabrique aussi ses propres bijoux et il a joué lui-même dans un groupe il y a quelques années.

Jeremy et David Taylor sont également ingénieurs du son. Ont-ils participé à l’enregistrement de votre dernier album ?
Steve Asheim :
Oui, on a fait le travail dans leur studio. Jeremy est notre ingénieur du son dans nos concerts et David est davantage dans le studio de mixage. Tous les deux travaillent très bien et aussi ensemble. Ils sont professionnels.

Vous êtes un groupe qui vivez dans le partage comme au sein d’une communauté. Il n’y a pas vraiment de conflits d’égocentrisme. Confirmes-tu ce point de vue ?
Steve Asheim :
Avoir plusieurs compositeurs au sein d’un groupe se révèle être plus enrichissant. Comme tu as dit, on n’a pas de problèmes d’égos et on fait ce qui est le mieux à la fois pour les chansons et le disque. On veut obtenir le meilleur résultat et c’est ce qui compte. Je prends en compte leurs opinions, les membres du groupe prennent la mienne également et on poursuit ce processus jusqu’à ce que tout le monde soit heureux et qu’il n’y ait plus de plaintes. On est alors bons pour y aller !

« On a survécu et on est toujours présents »

Au siècle dernier, tu écoutais Dio, Black Sabbath. Qu’est-ce qui t’a le plus attiré, au fond, chez ces artistes ?
Steve Asheim :
Le côté obscur, la puissance, la force, le son lourd et puissant, l’efficacité de la batterie et l’intensité du chant, les guitares hurlantes. C’était ce qu’il y avait de plus beau et cela le reste encore.

En 35 ans d’existence, quels sont tes meilleurs souvenirs ?
Steve Asheim :
Je me souviens à nos débuts, on avait l’habitude de faire la tournée dans les clubs. On a eu d’énormes réactions au niveau international et beaucoup de presse. Il y a 35 ans, quand on a commencé, je me souviens qu’un club avait fermé et qu’il y avait les flics. C’était à l’époque où nous étions encore un groupe underground. On a survécu et on est toujours présents. 

Et toi, en tant que batteur, avec ton expérience de 35 ans, la batterie demande beaucoup d’énergie. Est-ce que tu ne sens pas plus de difficultés à tenir le rythme ?
Steve Asheim : Je pense que ce n’est pas plus fatiguant et je trouve même que c’est plus facile. Je verrai dans quelques années si ça devient plus difficile.

Un dernier mot pour la fin.
Steve Asheim :
Merci pour ton temps et merci à chacun de nous soutenir. On envisage déjà un quatorzième album et on prévoit de venir à Paris en avril 2025.

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