Les Etoiles, Paris, 16 mai 2024
Texte et photos © Martine Varago
Remerciements à Olivier Garnier pour l’invitation.
Composé des trois furies, connues dans la mythologie grecque comme des déesses de la vengeance, les Furies viennent jouer ce soir aux Etoiles de paris. Ce quintet de la région parisienne déverse un flot de décibels inspirés par le Heavy Metal et le Speed Metal des années 80 avec quelques pointes de Black Metal.
Avec Zaza Bathory, à la batterie, Lucie Sue à la basse et la chanteuse Cheyenne Janas, les trois déesses du Metal sont accompagnées de deux guitaristes, Guillaume Jockey et Fred Bend. Le show est frais, énergique tout comme le nouveau line-up puisque seuls Zaza et Guillaume étaient au sein du groupe avant 2022. Leur single « Rise And Shine » commence à chauffer l’audience, attentive aux riffs et aux ébats musicaux. Certes, Cheyenne occupe bien l’espace, un peu restreint des Etoiles et l’aura lyrique qui se dégage de sa performance mêle glam et gothique à la perfection. Le show se termine sur un morceau très speed « Unleash The Furies », puis se conclut avec « Stars Of Burning Lands ».
Setlist
Poisoned – Antidote – Rise and Shine – Voodoo Chains – You and I – The Fortune’s Gate – Unleash the Furies – Stars Of Burning Lands





Dans la pénombre, on distingue seulement les instruments sur « Am I Evil » de Diamond Head. Soudain, le quintet tant attendu de Wings Of Steel apparaît et la voix de Leo Unnermark et les riffs de Parker Halub déchirent. Le ton est donné. C’est leur premier concert Parisien et Leo est enthousiasmé de rencontrer son public frenchy. Démarrage bien Heavy Metal avec « Fall In Line » puis « Cry Of The Damned » pour laisser place à d’envoûtantes mélodies sur « Leather And Lace ».
Vintage, Wings Of Steel relève un périlleux défi en s’ancrant dans une tradition musicale face à un public particulièrement exigeant. Le groupe utilise les codes du Heavy Metal classique en y ajoutant sa touche de modernité, une qualité de composition et un excellent sens mélodique. Et quand on sait que c’est un groupe américain indépendant dans un monde qui foisonne de groupes de Metal, on ne peut que leur tirer une belle révérence !
Le dynamisme du set passe par des transitions musicales inspirées : solo de batterie signé Marcel Binder, solo de guitare bien sûr du sexy Parker. Puis le bassiste belge Mathieu Trobec nous gratifie d’environ cinq minutes d’expérimentations à quatre cordes, osant les techniques emblématiques des guitaristes Metal (sweeping, tapping). Le résultat est inouï.
Enfin, surprises du show : une première reprise de Black Sabbath « Heaven And Hell », dédiée à Ronnie James Dio, décédé il y a 14 ans, ce jour même le 16 mai, et « Creeping Death » de Metallica.
Vous ne le devinez peut-être pas encore mais Leo, à la voix sublime, peut se permettre de tout chanter. Il anime la scène par son charisme et Parker, à l’avant également, éblouit par sa prestation technique, laissant entrevoir les trois autres musiciens, placés à l’arrière. L’espace restreint laisse le quintet s’exprimer mais on sait qu’un plus grand lieu leur permettrait davantage de liberté de mouvement.
Wings Of Steel termine leur spectacle sur le titre éponyme et laisse les fans parisiens entièrement conquis. Certains d’entre eux, comme mon pote Bruno, un Metalleux exigeant, achète les trois albums de WOS ce soir-là.
Petit bémol à noter : la qualité sonore n’est pas toujours au rendez-vous. On a malheureusement droit à quelques larsens entendus sur les passages les plus calmes du concert. Mais rien de dramatique qui puisse entacher l’impression générale. Wings Of Steel reviendra sûrement dans une plus grande salle. A suivre…
Setlist
Fall in Line – Lady of the Lost – Cry of the Damned – Leather and Lace – She Cries – Gates of Twilight – Rhythm of Desire – Stormchild – Garden of Eden – Heaven and Hell – Slave of Sorrows – Creeping Death – Liar in Love – Into the Sun – Wings of Steel












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