Live report Paul Di’Anno !

• Dreamcatcher – Electric Gypsy – Noturnall – Paul Di’Anno
• Le Stock – Mennecy (91)
• 17 décembre 2023

Photos © Patryk Rivet – Texte Christophe Favière
Un énorme merci à Chris Garrel pour l’accréditation


L’annonce est tombée le 26 novembre sur la page Facebook du Stock, la venue de Paul Di’Anno pour un concert exceptionnel en France pour clôturer sa tournée “Beast Is Back”. La mise en vente des billets prévue pour le lendemain n’aura duré que quelques heures : Sold Out ! Forcément, lorsqu’une légende telle que le premier chanteur d’Iron Maiden pointe le bout de son nez, les fans de la première heure se précipitent, et Le Stock n’est pas très grand, il fallait donc être rapide pour obtenir le précieux sésame !

Pour débuter la soirée, c’est donc le groupe Français Dreamcatcher qui s’y colle. Quoi de plus normal, c’est la formation de Chris Garrel, chanteur, organisateur du concert de ce soir, et fan inconditionnel d’Iron Maiden dont l’influence des deux premiers albums est palpable sur la formation Française. Les musiciens sont précis et carrés. Le public ne s’y trompe pas en répondant présent à chaque harangue de Chris qui ne boude pas son plaisir d’ouvrir pour une de ses idoles. Et c’est au terme des 30 minutes allouées à Dreamcatcher qu’ils quittent la scène tout sourire non sans avoir exécuté une formidable reprise du « Warthchild » de la Vierge De Fer…

Changement de style avec l’arrivée des Brésiliens d’Electric Gypsy. La jeune formation balance un gros Hard Rock teinté de Glam et avec une grosse touche de boogie-rock. Le son de basse est impressionnant. Leurs influences sont franchement orientées dans les années 70, ils citent eux même Deep Purple (dont ils reprendrons de manière fantastisque le titre « Burn »), Whitesnake et consorts tout en ne reniant pas un côté Guns ‘N’ Roses. Ils sont clairement là pour s’amuser et profiter au maximum de cette opportunité offerte par Paul Di’Anno de tourner en Europe (Ils ont fait la tournée de Di’Anno au Brésil et 21 dates en Europe avec lui). Les pitreries s’enchainent aussi vite que les titres, comme lorsque le chanteur ira utiliser la pédale Wha-Wha à la place du guitariste. Il y a une grosse complicité entre les musiciens, et c’est en remerciant chaleureusement un publique largement conquit qu’ils cèdent la place au groupe suivant. Notre coup de cœur de la soirée !

On reste en terres Brésiliennes avec Noturnall, mais on change de registre avec du gros Heavy Metal à tendance Prog/ Power Metal. Et même s’il a une voix plutôt haut perchée à la… Bruce Dickinson (!), le chanteur nous offre un registre impressionnant. Musicalement ça va piocher du côté de Machine Head et consorts. Bien que principalement en anglais, le groupe ne s’interdit pas quelques textes en Portugais. Eux aussi font partie de la tournée Brésil/ Europe de Paul Di’Anno. Et comme leurs compatriotes, chaque pause entre les morceaux est prétexte à l’amusement, le chanteur de sert de Google Trad pour communiquer avec le public tout en empruntant lunettes, casquettes, chapeaux au public, le guitariste fait gratter le premier rang en assurant les accords. La section basse/ batterie est d’une efficacité redoutable. Une formation à suivre tant leur capacité à passer d’un style à un autre est impressionnante. Pour preuve, ils nous asséneront une reprise inattendue du « Thunderstuck » d’AC/DC qui finira d’enflammer le Stock.

Après une pause bien méritée tant les deux formations Brésilienne nous auront fait monter la température au maximum, c’est au tour de la légende de la soirée d’entrer en jeu. Paul Di’Anno est hissé sur scène avec son fauteuil roulant. C’est assez triste de voir cet homme diminué à ce point, mais lui n’a pas l’air plus gêné que cela, il passe son temps à se marrer et à communiquer avec le public. Même s’il a le souffle un peu court, en partie dû à son âge, mais aussi on l’imagine, à sa position assise, il a gardé sa voix pratiquement intacte. Dès les premières notes de « Warthchild », c’est l’euphorie dans le public, euphorie qui ne redescendra pas une seconde jusqu’à la fin du show. Ce sont les musiciens des deux groupes brésiliens qui l’accompagnent, et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils connaissent les deux premiers albums d’Iron Maiden sur le bout des doigts. Le public composé à 95% de fans de la première heure reprends en chœur les refrains et parfois même chante à la place de Paul qui s’amuse de voir ce spectacle. T-shirt Exploited, bonnet 1312 vissé sur la tête, il demande poliment « mother fucker » qu’on lui amène une clope, puis des bières. Définitivement ce mec est un punk et il l’a toujours été. La setlist est composée uniquement de 13 des 18 morceaux qui composent les deux premiers album d’Iron Maiden. Las, à 65 ans, le chanteur semble exténué par cette tournée à travers l’Europe précédée d’une énorme tournée sud-américaine depuis le début 2023. Un peu de repos lui fera du bien avant de repartir pour quelques dates en Australie et de nouveau en Amérique du Sud. Quoi qu’il en soit, nous avons assisté ce soir au meilleur cover band du monde, avec des vrais morceaux de Maiden dedans. Un rêve de fan !
Setlist
Wrathchild – Sanctuary – Charlotte the Harlot – Murders in the Rue Morgue – Remember Tomorrow (Dedicated to Clive Burr) – Genghis Khan – Killers – Phantom of the Opera – Purgatory – Transylvania – Prowler – Running Free – Iron Maiden

Laisser un commentaire

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑