Live report Greta Van Fleet !

• Accor Arena, Paris
• 9 novembre 2023
Texte et photos © Martine Varago
Sincères remerciements à Olivier Garnier (Replica Promotion) pour l’accréditation


Entre les sonorités de Led Zeppelin et de Rush, Greta Van Fleet enfièvre l’Accor Arena en dépit de quelques longueurs.

En première partie du groupe américain tant attendu, deux autres formations ouvrent la soirée : Hannah Wicklund et Mt Joy. Le premier trio anime ce début de nuit en jouant un rock blues ardent. Éduquée à l’école du rock dès son plus jeune âge par son père, et plus particulièrement au son des chansons des Beatles, la chanteuse-guitariste, également leader du groupe, arpente les planches depuis l’âge de 9 ans. Elle révèle une voix à la fois délicieuse et profonde, parfaite pour le blues rock ainsi qu’un jeu de guitare flamboyant. Il n’est guère étonnant de la voir jouer sur scène avant Greta Van Fleet puisque Sam Kiszka (guitariste de Greta Van Fleet) à produit son dernier album « The Prize ».
Place au groupe d’Indie rock, Mt Joy, un bon groupe américain, originaire de Pittsburg (Pennsylvanie). Le quintet aux multiples talents musicaux nous offre une prestation sans faille quasi purificatrice. Chaque musicien s’éclate et montre son talent. Le guitariste Sam Cooper et le bassiste Michael Byrnes vont même jusqu’à terminer le show allongés sur la scène de l’Accor Arena. Les amateurs du genre apprécient ce spectacle.
Après les trente minutes d’entracte, les lumières s’éteignent de nouveau, laissant place aux violons qui montent crescendo. Les seules lueurs proviennent des écrans des téléphones, puis l’attente jusqu’à la soudaine apparition des stars. D’un coup, le rideau tombe, récupéré et plié discrètement par une dizaine d’employés. Moment magique et intense avec la foule… Le chanteur, Josh Kiszka, reconnu pour sa sublime voix quasi-falsetto et tout de blanc vêtu, salue le public. La machine pyrotechnique se met en route et Greta Van Fleet nous fait découvrir « The Falling Sky », le tout premier morceau de leur nouvel album « Starcatcher ». S’ensuivent « The Indigo Streak » toujours tiré du dernier opus et « Lover, Leaver » (« Anthem Of The Peaceful Army »), rallongé par un break à la basse de Sam et un solo de guitare de Jake. Cela permet aux photographes de shooter plus longtemps et d’admirer leur attitude glamour : maquillage et paillettes sont de mise ! Le très attendu et sans doute le morceau le plus joué live « Highway Tune » enflamme littéralement l’Accor Arena et fait lever les quelques fans restés assis. Le batteur Danny Wagner enchaîne un magnifique solo de batterie qui se révèle un moment plus tard, être un véritable tour de magie. On attire l’attention vers un endroit pour apparaître à un autre.
Une seconde scène, placée au milieu de la fosse, apparaît, comme par coup de baguette magique. Les trois frères réapparaissent et Sam, toujours vêtu en rouge satiné, se met au piano sur l’air de « Unchained Melody ». La part belle donnée à l’acoustique demeure très généreuse car deux morceaux « Tears of Rain » et « Waited All Your Life » sont joués uniquement à Paris. Le set de la scène centrale se termine par « Black Smoke Rising ». Certains fans ont même l’opportunité de voir à un mètre d’eux Josh et Sam circuler dans le couloir de la fosse pour revenir sur la scène principale. Bien que les morceaux version acoustique dévoilent une autre facette du groupe, ils n’arrivent malheureusement pas à la hauteur du célèbre « Stairway To Heaven » de Led Zeppelin. Le retour s’effectue sur un solo de guitare avec pyrotechnie et sun rays pour enchaîner avec « Fate of the Faithful ». Les jolies flammes animent toute la longueur du fond de scène sur l’un de leurs top titres « The Archer », dotée d’une rythmique puissante. Là encore, le public s’extasie devant le fabuleux spectacle.
Seconde disparition du groupe pour mieux resurgir après un rappel composé de trois autres titres dont le final bien placé « Farewell for Now ». Josh remercie chaleureusement son public et les milles feux éblouissent nos visages encore songeurs et nos cerveaux envoûtés par la féerie des décibels.
On entend certaines déceptions au sujet de leur prestation scénique manquant un brin d’énergie rock, certes, mais Greta Van Fleet suit les conseils de leur héros Elton John et devrait séduire un public plus mainstream.

Setlist Greta Van Fleet
The Falling Sky, The Indigo Streak, Lover, Leaver (Taker, Believer) , Meeting the Master, Heat Above, Highway Tune, Unchained Melody (Hy Zaret & Alex North cover), Tears of Rain, Waited All Your Life, Black Smoke Rising, Fate of the Faithful, Sacred the Thread, The Archer Rappel : Rhapsody in Blue (spécial Paris – George Gershwin cover), Light My Love, Farewell for Now

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