Interview Tribute To Thrash

« Que ça les fasse bander ou mouiller”


Interview par Martine Varago au Motocultor Festival

De festival en festival, TTT thrash sur les scènes sans répit et avec passion. Attendu au Mennecy Metal fest le 9 septembre (live report ici), le quatuor offre un projet d’hommage au Thrash. Mené par Stéphane Buriez (Basse/Chant), fondateur de Loudblast en 1985 en tant que guitariste/chanteur, Alexandre Colin-Tocquaine (Guitare/Chant), fondateur de Agressor en 1986, Nicklaus Bergen (Guitare/Chant), fondateur de Altered Beast et Fabien « Speed » Cortiana (Batterie/Chant), fondateur de Evil One (Heavy-Speed 1997) et Thrashback (Thrash old school 2012), ce groupe français joue divinement bien des titres phares de Metallica comme « Hit The Light », « Battery » ou « Jump In The Fire », de Slayer « Black Magic », de Kreator, Sodom, Destruction, Exciter, S.O.D.Razor… des groupes qu’on aurait envie de revoir jouer plus souvent. Stéphane, sorti du Vamacara studio, se confie aux lecteurs de Boosteleson.

Boosteleson : Le line-up actuelle demeure la même depuis sa création.
Stéphane Buriez :
La force dans ce groupe de reprises, c’est que tout le monde chante. On est un bon groupe de reprises ; c’est un projet de reprises que l’on n’a pas entendu depuis longtemps.

Boosteleson : Pourquoi avoir monté un tel groupe pour rendre hommage au thrash,
Metallica, l’un des plus grands groupes de metal au monde ?
SB :
Ce qui est génial, c’est que notre projet à la base c’est faire des reprises de groupe que l’on adore et avec lesquels on a grandi : Metallica, Slayer, Nuclear Assaut, Destruction, S.O.D.. Tout ce qui a fait de nous des musiciens, dans chacun de nos groupes respectifs. On a grandi avec ces musiques-là, et on s’est dit pourquoi pas faire des reprises pour se faire plaisir… Et l’album, et l’album, il n’y aura jamais d’album ! C’est marqué dessus Tribute To Trash. On fait un groupe de reprises mais on va le faire comme vous ne les aurez jamais entendues ! Et comme vous auriez aimé les entendre à l’époque !

Boosteleson: Le thrash ne serait-il pas en léger déclin alors qu’on observe une montée de groupes de black, death, doom metal et de metal symphonique ?
SB :
Le trash metal est la base de tout ce que l’on a toujours fait et, sans ce style de metal, encore une fois, le thrash metal a donné naissance à ces groupes de black, death, doom metal. Si c’était en déclin j’aurais vraiment autre chose à foutre que de faire un groupe de reprises de thrash ! En l’occurrence, je pense que ça parle à beaucoup de personnes.

Boosteleson : De même on peut dire qu’il n’y aurait pas eu de groupes de thrash comme Metallica
sans des groupes punk harcore comme The Exploited.
SB :
Sans Exploited, GBH, Discharge, Disorder. La scène thrash metal est un mélange de Hard rock et de Punk hardcore. Je ne peux pas dissocier mon amour de Saxon ou de Judas Priest ou de Def Leppard et d’Exploited. De ces groupes qui ont existé avant, il y a eu ce mélange de musiques avec un son pas trop propre non plus. Et voilà, c’est là qu’est né ce mouvement. Je viens de la scène punk.  Sans Wattie et sans des groupes comme ça, il n’y aurait pas de thrash metal ! Au-delà d’être des légendes, quand tu écoutes tous les albums de The Exploited, à chaque fois, ils ont composé plein de choses. GBH pareil ! Discharge idem !

Boosteleson : Tu joues Dans plusieurs groupes et tu es aussi producteur. Comment fais-tu pour avoir autant d’énergie pour gérer tout ça ?!
SB :  
Ce soir, je suis dans mon lit ! Demain je suis en studio pour enregistrer l’album de Loudblast et terminer les lignes de basse, les arrangements et les solos avec Fred. Je produis, en partie, et je délègue aussi.  C’est HK du Vamacara studio qui va produire l’album car j’aime bien aussi lâcher les choses. On est ensemble jusqu’au lundi 4 septembre.

Boosteleson : Vous avez joué le 18 mai au Bataclan lorsque Metallica est passé au Stade de France à Paris. Quel a été votre ressenti le plus fort au cours de cette soirée-là ?
Un silence à la fois de réflexion et d’émotion s’installe.
SB :
J’étais venu dans cette salle auparavant voir un concert ou deux après les événements. C’était très émouvant, mais quand tu es dans les loges, c’est différent… En fait, je n’ai jamais voulu penser à ce qui s’était passé parce que j’ai perdu des amis au Bataclan. Dans les loges je me suis interdis de réfléchir à ça. Sinon Cela n’aurait pas été possible de jouer ! Et on a fait un super concert. C’était génial ! La soirée de reprises de Metallica, ça a été génial. Ce que je retiens de cette soirée, c’est une grande fraternité. On était tous là pour faire plaisir au public et se faire plaisir. 

Boosteleson : Quelles sont tes projets avec Tribute to Thrash : pas d’album mais… ?
SB :
Le challenge, c’est d’être sur scène et de jouer des morceaux que tous les gens ont envie d’entendre, de les jouer correctement et que ça les fasse bander ou mouiller.

Boosteleson : En 40 ans de carrière quelles ont été tes meilleurs souvenirs ?
SB :
L’interview que je viens de faire avec toi ! (rires) Tu ne peux pas avoir qu’un seul meilleur souvenir. Tous mes souvenirs ne sont que des meilleurs souvenirs ! Ouvrir pour Iron Maiden : tu joues sur la même scène que ce groupe ; ça c’est un bon souvenir ! Jouer dans des salles combles, jouer au zénith c’est génial ! Toute ma vie, c’est être avec des gens que j’aime et alors c’est super !

Boosteleson : Pour la plupart des gens, leur meilleur souvenir, c’est la naissance de leurs enfants.
SB :
Certes, la naissance de mon fils est l’un de mes meilleurs souvenirs mais je ne vais pas mélanger ma vie personnelle et ma vie professionnelle !

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